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La Revue de Presse

Le festival et la presse nationale
Florilèges de la presse

Nous vous proposons quelques articles de presse qui ont été publié à ce jour, sur le festival national de la création féminine (Tissage). Nous vous souhaitons une bonne et agréable lecture.

MIDI LIBRE
Baisser de rideau sur le Festival national de la création féminine
Les meilleures tisserandes primées
Auteur : Karima Hasnaoui / 20 Mai 2010

La première édition du festival national de la création féminine s’est achevée mardi. La cérémonie de clôture a été marquée par la présence de Khalida Toumi, ministre de la Culture, qui a saisi cette occasion pour appeler à la conjugaison des efforts pour la promotion de ce festival «dédié à la création de la femme algérienne, qui n’a pas, a-t-elle poursuivi, les moyens de se déplacer soit à la radio ou bien au marché pour diffuser ses ouvrages». Et d’ajouter: «cette manifestation est dédiée à la femme qui se trouve à l’intérieur du pays, dans les régions reculées à l’image de Laghouat et Timimoun».

Pour Khalida Toumi, les traditions algériennes existent depuis la nuit des temps, et le tissage, a-t-elle soutenu, est l’un des arts les plus anciens et importants qui puisse exister en Algérie. «L’année prochaine, a indiqué la ministre, le festival consacrera un autre art».
Des prix sanctionnant le travail des tisserandes ont été décernés aux lauréates par un jury constitué d’une commission scientifique de haut niveau présidée par Mme Harfaoui, universitaire chargée du patrimoine. Ainsi, Nacéra Harb, de la wilaya de Tizi-ouzou, tisserande spécialisée dans les tapis et carpettes de petits formats, s’est vu attribuée des mains de Khalida Toumi, le trophée de la meilleure tisserande. Le prix consiste en un métier à tisser en bois pour la décoration, surmonté de plaques en verre avec pleins de motifs.

Des prix d’encouragement et de reconnaissance ont également été remis par la ministre aux artisanes, entre autres, de Timimoun et Bouira.La troupe «Izelouane» de Timimoun, a animé la soirée en interprétant quelques morceaux de la musique «Ahlellil», classée patrimoine culturel immatériel mondial par l’UNESCO. Khalida Toumi a exhorté l’assistance présente à aider cette troupe qui représente «cette un art se trouvant uniquement à Adrar». «J’invite a-t-elle dit à l’adresse des médias, à lui prêter main forte en lui consacrant du temps dans vos émissions».

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MIDI LIBRE
Ben Mesbah Fatima, maîtresse tisseuse, au Midi Libre
«Pour sauver le tapis, sauvons l’artisan»
Auteur : Karima Hasnaoui / 18 Mai 2010

Des séances d’initiation au tissage sont organisées au profit des visiteurs qui le voudraient au niveau du Palais des Raïs. Trois maîtresses tisseuses s’y adonnent à cœur joie. Nous avons rencontré l’une d’elles, Ben Mesbah Fatima, une professionnelle du domaine depuis neuf ans et également enseignante de tissage au Musée national des arts et traditions populaire à la Casbah d’Alger. Notons que le festival de la création féminine se poursuivra jusqu’à la fin de la journée.
Quelles sont vos impressions sur ce premier festival national consacré au tissage ?

Je pense que cette initiative a permis aux artisans de faire connaître ce métier au grand public, et d’avoir eu l’opportunité de captiver son intérêt. Les gens qui sont venus nous ont souvent demandé des détails et voulu connaître les différentes étapes du tissage et il y a eu même des personnes qui ont fait part de leur intention de suivre une formation afin d’apprendre.

Est-ce que vous avez déjà pris part à des manifestations de ce genre ?
Oui. J’ai déjà pris part à plusieurs manifestations à travers le territoire national dont celles qui ont lieu à Tipasa, Annaba et d’autres villes. L’année dernière, j’ai présenté ici même au Palais du Raïs des tapis.

Est-il facile de fabriquer un tapis ?
Ça prend en principe trois mois, mais tout dépend des dimensions du tapis qu’on veut confectionner. On doit acheter d’abord la laine, soit de mouton, soit chèvre. On doit la laver avant de pouvoir la passer au tissage, la carder, la filer et la teindre. La taille du tapis se règle sur le métier à tisser en faisant glisser les deux tiges latérales et les tiges supérieures et inférieures qui ajustent respectivement la largeur et la longueur de l’ouvrage. La chaîne et la trame s’enroulent autour des deux barres, ce mouvement permet le dévidement à nouveau de la chaîne au fur et à mesure que le travail avance. Pour obtenir un tapis de grande taille, on fait enrouler la trame autour de la barre inférieure. Dès que tout est fin prêt, on prend place devant le métier à tisser et on attaque un nœud connu sou le nom de « khit el rouh » (fil de l’âme) avant de commencer par lui donner la touche qu’on veut.

Comment faites-vous pour les couleurs ?
La plupart du temps, on les commande auprès d’une teinturerie. A défaut, je le fais à domicile avec des colorants naturels. Pour obtenir par exemple la couleur bleu ciel j’utilise ce qu’on appelle Azar (le Daphné) qui est une plante à fleurs rouges ou blanches, on la trouve généralement chez les botanistes. Après un mélange précis on obtient la couleur voulue pour le motif désiré.

Parlons un peu des motifs, comment faites-vous pour les choisir ?
Il y en a trois catégories. Les plus couramment utilisés sont les motifs stylisés, géométriques et figuratifs. En ce qui me concerne, quand je ne suis pas sûr de mon choix et par peur de faire des erreurs, je dessine tout d’abord sur une fiche cartonnée pour ensuite reprendre le dessin sur la trame. Généralement je conçois mon tapis sur deux phases qui se terminent par ce qu’on appelle chez nous « El mihrab ». Mais dans la majorité des cas ce sont des motifs de ma région de Khenchela que j’utilise. Il faut dire que chaque tapis se distingue par ses motifs et sa dimension. La qualité du produit dépend en fin de compte de l’artisan qui le fabrique. C’est pour cela qu’il il faut préserver ce patrimoine afin de le transmettre aux générations futures.

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MIDI LIBRE

Premier Festival national de la création féminine
Affluence record du public
Auteur : Karima Hasnaoui  / 18 Mai 2010

Le public est au rendez-vous du premier Festival national de la création féminine. Des expositions placées sous le signe du «Tissage» se tiennent dans le cadre de cette manifestation au niveau du Palais des raïs (Bastion 23).

La manifestation a pour objectif de promouvoir et de valoriser le patrimoine artistique et les arts de l’Algérie. Les visiteurs, ravis, ont pu redécouvrir, à travers les différentes expositions, l’art artisanal ancestral. Ils se sont particulièrement attardés sur les matériaux et les techniques du tissage, les ouvrages, le design et sur les ateliers de tissage.

«Je viens presque chaque week-end au Bastion 23. Aujourd’hui, je suis là avec ma famille pour que tout le monde puisse revisiter l’histoire et peut-être avoir une autre idée sur sa propre région», nous dit Abdellah, 28 ans, fonctionnaire. Et d’ajouter : «On a pu apprécier le tissage sous toutes ses formes et surtout le processus détaillant les étapes de tissage. C’est un art féminin qui est en train de se perdre. Comme je suis originaire de Médéa, ce métier ne m’est pas inconnu. Quand j’étais plus jeune, je restais souvent derrière le métier à tisser, et j’avais pu remarquer au détail près la précision de son fonctionnement. Vous savez, les femmes préparaient la laine en hiver et la tissaient en été. De plus, ma mère a tellement aimé ce qu’elle voyait, qu’elle a tout simplement demandé comment faire pour apprendre».

Employée dans une société multinationale établie en Algérie, Micheline, qui est originaire du Zimbabwe, trouve «les tapis supers. De plus, dit-elle, ils sont très convoités par les pays occidentaux». Et d’ajouter : «Je n’ai jamais visité l’Afrique du Nord mais grâce à mon emploi, j’ai pu découvrir avec mes collègues la culture méditerranéenne. Ce festival fournit l’opportunité aux étrangers de connaître la culture algérienne et surtout de s’imprégner de son génie».

Rencontrée avec un groupe de touristes, Nina, de nationalité ukrainienne, abonde dans le même sens. Si elle s’est félicité de cette initiative, elle regrette, néanmoins, le fait que ce «métier ne soit pas trop développé». Nina tient actuellement un restaurant à Boumerdès, elle avait jadis enseigné le tissage du tricot. Pour elle, le tissage «ne doit pas disparaître, il faut le préserver», conseille-t-elle. Et d’insister : «La tradition enrichit le pays. Un pays sans histoire ni patrimoine est un pays pauvre et démuni. Personnellement, j’adore les tapis, surtout les couleurs et les motifs utilisés dans la confection du tapis. Les gens cherchent actuellement tout ce qui est authentique.»

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Le Temps d’Algerie 
1er Festival national de la création féminine
Des tisserandes aux doigts d'or
Auteur : K.A / 17 mai 2010

Perpétuer et faire connaître ce savoir-faire ancestral transmis de mère en fille grâce à des mains exclusivement féminines, tel est l'objectif de cette première édition du festival de la création féminine qui se tient du 12 au 18 mai au Bastion 23.

Selon Hamida Agsous, commissaire du festival, «la création féminine en Algérie concerne absolument tous les domaines d'expression artistique». Initié depuis février 2009, ce festival, qui est inclus dans les 119 initiés par le ministère de la Culture, vise à montrer les différentes facettes des modes d'expression artistiques.

Cette année, la thématique a englobé le tissage, un art transmis à travers les âges depuis la nuit des temps. Il reste un langage qui obéit à des codes et à des règles pour témoigner du vécu de la tisseuse et de la région à travers des motifs floraux, des signes géométriques, des couleurs et des symboles.

Chaque contrée du pays a sa spécificité à travers les motifs et le tissage spécifique de la laine et les multiples tons. De visu, c'est une palette diversifiée de tapis tissés de divers horizons et de métiers à tisser qui sont proposés aux visiteurs venus en force au Bastion 23.

De Laghouat, Touggourt, Ghardaïa, M'sila, Tizi Ouzou, Timimoun, Tipaza, Alger, les artisanes tisserandes, stylistes et designers, notamment Fatema Zohra Rouighi, Ouardia Sokri et Nassima Boumehdi, ont montré à travers leurs magnifiques tapis leur dextérité et leur talent.

Des associations pour la promotion du tissage
Les abondantes couleurs vives plaident pour des us et coutumes inhérentes à chaque région. L'art de tisser la laine ou le poil de chèvre ou de chameau remonte à un lointain passé afin de confectionner des objets usuels du quotidien. Dans les vitrines, on retrouve ses instruments de tissage comme la quenouille, le tendeur d'écartement de fil, les cordes traditionnelles et les outils pour la fabrication de cordons.

En outre, ces tisserandes ont utilisé pour les teintes des plantes et matières végétales de leurs régions, comme la cochenille, le daphné, la garance et le henné.

L'alun sert à resserrer les cordons qui sont exposés dans des récipients. Ces jeunes filles présentes sont pour la plupart regroupées en association dont la présidente leur transmet ce savoir-faire. Il en est ainsi de l'association des droits de l'enfant et de l'adolescent ADEA, qui forme des jeunes filles de Timimoun dont la présidente Fatiha Kadiri œuvre pour la promotion des produits tissés en partenariat avec l'association Trait d'union Alsace.

Ce genre de coopération permet de promouvoir le tissage en particulier et l'artisanat en général. Ces tapis de différentes dimensions, de tons bigarrés, offrent une palette plurielle de l'artisanat diversifiée de toutes les wilayas du pays.

Cette manifestation valorise le travail des femmes, tout en assurant sa promotion. De tout temps, le tapis a toujours constitué une valeur pécuniaire sûre assurant une rentrée d'argent appréciable pour la famille. Toutefois, dans ce panel varié, il n'y a pas de nouveauté dans les dessins ornementaux et motifs décoratifs.

Ce premier festival national de la création féminine focalise sur le tissage qui semble être en fonction «des motifs usités, un thème fédérateur que l'on retrouve aussi dans la poterie et la céramique». Une exposition qui vaut le détour.


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HORIZONS

Festival national de la création féminine,
Le tapis algérien dans toutes ses splendeurs
Auteur :
Souhila Habib/ 16 mai 2010

Le Bastion 23 est depuis le 12 mai dernier, une vitrine variée de l’art ancestral du tissage.
Avec cette exposition, alternée d’ateliers et de conférences, c’est un hommage qui est rendu à ces femmes qui perpétuent la tradition du tissage et en font non seulement un gagne-pain notamment dans les zones enclavées mais aussi un repère de l’identité nationale.

Dix-sept artisanes venues d’El Ménéa, M’sila, Ghardaïa, Timimoun, Laghouat, Touggourt et de Kabylie  participent à ce festival organisé sous forme de quatre expositions.

Il s’agit des outils et techniques de tissage, des livres et références en rapport avec le métier à tisser à travers les différentes époques, la création d’œuvres tissées et disponibles à la vente, ainsi qu’une exposition de designers femmes qui se sont inspirées de la thématique et de la symbolique du tissage pour leurs créations. Des ateliers d’initiation au tissage sont également ouverts au grand public. Dans cet espace, Djazia et Hadjira, venues d’El Ménéa, tissent une carpette sur un  métier moderne. « Notre initiation a commencé avec notre mère qui a hérité de cet art de sa mère. Mais le stage effectué dans un centre de formation où nous avons suivi des cours théoriques sur le développement des outils à utiliser dans le tissage qui sont plus léger et mieux adapter que les anciens, nous a apporté un plus dans notre métier que nous souhaitons développer davantage et créer notre propre espace d’exposition et de vente mais surtout pouvoir commercialiser notre produit dans les autres wilayas », précisent-elles.

La collection des tissages principalement les tapis, rivalisent de couleurs, de formes et de minutie dans le travail. Zohra Ihaddaden, maîtresse-tisserande de Aïn El Hammam (Tizi Ouzou), forte d’une expérience de 23 ans, expose une panoplie de tapis labellisés d’Aït Hichem finement décorés reproduisant les motifs géométriques ancestraux.
Depuis 1995, elle s’est lancée dans la formation des filles des différents hameaux et villages. « Je suis à mon quatrième village. A chaque fois je déménage mon foyer et mon atelier pour aller former durant 3 à 4 ans », explique-t-elle tout en regrettant le manque de centres d’estampillage des tapis.

Messouda Fartas, artisane de Touggourt, travaille la laine et le poil de chameau qu’elle transforme en vestes, écharpes et ponchos superbement décorés de motifs spécifiques aux traditions du Sud. De Timimoun, Fatiha Kadiri est venue avec une collection de tapis réalisés par les stagiaires de l’Association des droits de l’enfant et de l’adolescent (ADEA) qu’elle préside. « Nous avons constaté que les adolescents, notamment les filles, une fois rejetées de l’école, n’ont aucune formation à suivre, d’où l’idée de créer un atelier d’initiation au tissage », souligne-t-elle. « Nous avons pu retrouver le tapis authentique de la région grâce à un spécimen datant de 1920 retrouvé au Musée national des arts et traditions populaires (Alger) », explique-t-elle.

La récupération du tapis de Timimoun a permis également de renouer avec les traditions ancestrales en termes de teinture de la laine.
Celle-ci purement végétale se base sur la pelure d’oignons, l’écorce de grenade, le henné, le thé et la garance. Alors que pour la fixation des couleurs, les tisserandes utilisent l’alun et le tartre. « L’utilisation des produits naturels dans la teinte et un véritable respect de la nature chose qui n’a pas échappé aux femmes artisanes et les tisserands des autres wilayas qui viennent s’initier chez nous », affirme la présidente de l’ADEA.


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LIBERTE

Coup d’envoi du 1er festival de la création féminine au palais des raïs
Tissage, cet art ancestral remis au goût du jour
Auteur : Amine IDJER / 15 mai 2010

C’est mercredi dernier, sous une khaïma, installée sur la grande terrasse du Palais des Raïs, communément appelé Bastion 23, qu’a eu lieu le coup de d’envoi du 1er Festival national de la création féminine qui s’étalera jusqu’au 18 mai 2010.

Créé en février 2009 par le ministère de la Culture, ce festival vient allonger la liste des différents festivals, nationaux et internationaux, institutionnalisés en Algérie, portant le nombre à 119. Comme les métiers relatifs à la création sont nombreux, le comité d’organisation a porté son choix sur le tissage. Un métier millénaire, très connu en Algérie.

C’est un art plus qu’ancestral. Il est pratiqué et maîtrisé par les femmes algériennes, surtout celles issues du milieu rural. Durant leur allocution d’ouverture, la commissaire dudit festival, Mme Agsous, et la ministre de la Culture, Mme Toumi, ont été unanimes à affirmer à l’assistance, composée de représentants du gouvernement, du corps diplomatique accrédité à Alger, ainsi que de grandes figures du paysage médiatique et culturel algérien, qu’à travers ce 1er Festival de la création féminine, c’est une manière de valoriser le travail de tissage et comprendre aussi toute forme de création en relation directe ou indirecte avec ce métier. Car, selon les deux oratrices, la femme tisseuse n’a pas encore obtenu la mise en relief, en valeur de son travail. Au programme de cette inauguration, un circuit artistique dans les trois différents palais : 18, 23 et 17. Des expositions, toutes différentes et plus attrayantes l’une que l’autre. C’est un voyage à travers cet art qui est offert aux visiteurs. Au Palais 18, ils peuvent [re]découvrir les différents outils qui servent au tissage, des métiers à tisser, voire des tisseuses à l’œuvre et, cerise sur le gâteau, des ouvrages et autres travaux portant sur l’art du tissage. Au Palais 23 : différents objets tissés, de différentes créatrices. On peut y admirer burnous, tapis avec leur splendeur et autres habits à base de laine, de mouton, de chameau et même en soie. Des créatrices venues de cette Algérie profonde exposent leurs travaux. Quant au Palais 17, c’est une autre vision, le tissage via le design.

Deux jeunes designers montrent au public comment on peut allier art ancestral et art moderne. Plus qu’une perspective, c’est un art qui prend de l’ampleur, voire un ancrage. À l’issue de ce festival, tous les objets exposés seront mis à la vente. Et pour clôturer cette journée d’inauguration, un concert andalou a été animé par la grande chanteuse, qui n’est plus à présenter, à la voix chaude et profonde : Beihdja Rahal. Beaucoup reste à faire pour valoriser la création féminine qui a déjà fait ses preuves en tant qu’artiste et créatrice. Le génie créateur des tisseuses a été – et l’est toujours – une source d’inspiration à la nouvelle génération, qui fait le mix entre l’ancien et le nouveau.

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INFOSOIR 
1er festival de la création féminine
Artistes et artisanes
Auteur :
Yacine Idjer / 13 mai 2010

La 1re édition du Festival national de la création féminine s’est ouvert, hier, au Palais des Raïs (ex-Bastion 23).

Cette présente édition porte sur le tissage et plusieurs artisanes, venues de régions réputées pour leur savoir-faire en matière de tissage, telles que Laghouat, M’sila, Timimoun, Tizi Ouzou, Touggourt, Tipasa, Ghardaïa, y prennent part.

La sensibilité créatrice de ces femmes artisanes est mise en exergue à travers une exposition d’objets tissés en pure laine ou pur poil de chameau : tapis, carpettes, vêtements…
La particularité de ces produits que l’on peut considérer comme des œuvres d’art, car elles sont uniques et exceptionnelles tant la qualité du travail est surprenante et leur beauté frappante, est leur réalisation à base de produits naturels pour la teinture de la laine ou encore dans pour décoration.

C’est le cas de Ouerdeia Sokri qui utilise, dans les vêtements tissés, les noyaux d’olive ou les écorces de citrouille séchée, afin de les y intégrer comme élément décoratif.
Ces femmes artistes artisanes excellent dans le tissage ; et ce savoir-faire qui obéit à un rituel ancestral se distingue aussi bien par la qualité du travail de la matière tissée que par la beauté des motifs et le choix des couleurs.

Le tissage est certes un art séculaire, voire pratiqué depuis la nuit des temps, et qui se transmet d’une génération de femmes à l’autre, selon des gestes et procédés précis et ponctués, mais cela n’empêche pas ces femmes créatrices d’innover et d’imaginer autrement l’art du tissage, tout en continuant à utiliser ces objets et matériels traditionnels servant à l’exécution de leur art et à la matérialisation de leur sensibilité.

Le tissage devient alors un moyen de s’exprimer, de composer, d’imaginer et donc de créer. Ces femmes artisanes, qui sont artistes, créent suivant leur inspiration, mais sans pour autant se détourner de l’authenticité que revêt l’art du tissage qu’elles pérennisent.

L’on parle aussitôt de design dans le tissage, notamment avec Hassiba Boufedji, une jeune designer, diplômée de l’Ecole supérieure des Beaux-Arts d’Alger, qui, pleine d’idées, donne au tissage une dimension contemporaine : c’est ainsi qu’elle adapte l’artisanat, par exemple le tissage, au décor et à l’aménagement intérieur moderne. Il y a également le geste de Fatma Rahal-Zerhouni qui, plasticienne de vocation, crée des «tableaux tissés et sur lesquels elle imagine des motifs ornementaux, ou encore celui de Nassima Boumehdi qui, encore étudiante à l’Ecole supérieure des Beaux-Arts d’Alger, intègre dans ses créations de céramique, et ce de manière aussi bien originale qu’imaginative, toute une série de symboles et de motifs décoratifs traditionnellement utilisés dans le tissage des tapis algériens. Il y a aussi Mounia Frada qui, diplômée en design graphique de l’Ecole supérieure des Beaux-Arts d’Alger en 2007, récupère des objets anciens et les détourne, habilement et dans un style novateur, de leur usage initial en leur intégrant laine et toile tissées.

L’on peut alors dire que par toutes ces créations, l’art du tissage est – il a été de tout temps – un moyen d’expression : il traduit et un imaginaire et surtout une sensibilité propre à la femme. Il illustre, en outre, un savoir-faire, celui de manier la laine de façon créative et dans des styles divers, multipliant les couleurs, les motifs de décoration et les procédés de confection.

Outre la présentation d’objets tissés, l’exposition est aussi consacrée aux matériaux de tissage tels que la laine de mouton, de chèvre et de chameau et l'alfa, ainsi que les instruments utilisés dans le tissage, à l’exemple de la quenouille – un outil servant à l'opération de filage de la laine une fois lavée et cardée. L'artisane enroule la mèche de laine floconneuse en la faisant pivoter et enrouler sur la quenouille – ou du peigne à tasser – il sert à tasser, serrer les fils qui formeront le tissage.

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LA TRIBUNE

1er Festival national de la création féminine
Tissage : quand un art ancestral tisse les fils de la création moderne
Auteur :
Sihem Ammour / 11mai 2010

La 1re édition du Festival national de la création féminine consacré à l’art ancestral du tissage commencera demain au Bastion 32 et se poursuivra jusqu’au 18 mai avec au menu des expositions, des ateliers, des conférences et des concerts.

La commissaire de cet événement, Hamida Aksous, accompagnée du comité de préparation du festival, a animé une conférence de presse dimanche dernier à la salle Atlas. Elle a déclaré à propos des objectifs de ce festival, qui entre dans le cadre de la célébration du Mois du patrimoine, que «le plus important est de rendre visibles et de promouvoir les créations des femmes artisanes des régions enclavées du pays. Elles produisent et créent beaucoup mais personne ne voit leurs œuvres faute de médiatisation.

Dix-sept artisanes venues, entre autres, d’El Ménéa, M’sila, Ghardaïa, Timimoun et Laghouat, seront présentes».

A propos du choix porté sur la thématique du tissage Hamida Aksous, expliquera que «le comité a beaucoup réfléchi avant de trouver la thématique. Nous avons opté pour le tissage car il est porteur d’une forte valeur symbolique et permet de tisser les liens entre le passé et le présent». Elle ajouté que «cet art est le fruit de l’une des plus anciennes techniques au monde, aussi ancienne que l’histoire de l’humanité et les témoignages des historiens confirment l’existence de cette pratique artistique depuis la nuit des temps en Algérie».
Elle a toutefois ajouté que, lors des prochaines éditions, le festival touchera un plus grand éventail des arts féminins.

Elle a rappelé à ce propos que les femmes algériennes s’expriment aujourd’hui dans différents domaines artistiques considérés pendant longtemps comme des espaces de créations typiquement masculins, à l’instar de la peinture, de la céramique, de la mosaïque, de la calligraphie, de la sculpture, de la miroiterie et même de la bijouterie. Ainsi, «les femmes algériennes sont petit à petit sorties des arts traditionnels féminin tels que la broderie, la tapisserie, la poterie, le tissage et l’art culinaire et elles explorent d’autres domaines où elles excellent par leur génie créatif»

Le Festival national de la création féminine a été institué en vertu d’une décision ministérielle en février 2009 par le ministère de la Culture.
Au programme de cette édition, quatre expositions sont organisées au Bastion 23, consacrées notamment aux outils et techniques de tissage, aux livres et références en rapport avec le métier à tisser à travers les différentes époques, aux créations des œuvres tissées par des artisanes disponibles à la vente, ainsi qu’une exposition de designers femmes qui se sont inspirées de la thématique et de la symbolique du tissage pour leurs créations. Des ateliers d’initiation au tissage sont également ouverts au grand public avec des séances spécialement consacrées aux enfants les vendredis et samedis.

Deux conférences sont prévues dans le cadre de cet événement, celle de Malika Azoug qui abordera la thématique du «rituel du tissage, entre mythe et réalité» jeudi prochain à 16h et celle d’Aïcha Hanafi qui portera sur le thème «les tapis algériens, patrimoine et identité».
Le théâtre est également au rendez-vous avec la représentation, qui se déroulera le 15 mai prochain à 16 heure, de la pièce Ras el Khet interprétée par Aïda Ghechoud et Lydia Larimi, écrite par Nadjet Taibouni, mise en scène par Sonia et produite par le régional de Skikda.
Il est également prévu plusieurs soirées artistiques à l’auditorium «Fadhela Dziria» de l’Institut national supérieur de musique, dont le spectacle inaugural qui aura lieu mercredi prochain dès 18h, animées par l’artiste Bahdja Rahal.
Un autre concert est prévu le 17 mai avec la troupe andalouse féminine «Fen wa nachat» de Mostaganem.

Quant au spectacle de clôture, il se déroulera au Bastion 23 après la remise du trophée de la 1re édition à la meilleure tisserande parmi les exposantes et sera animé par la troupe musicale d’ahellil de l’association féminine «Izalouane» de Cherouine (Timimoun).
Les organisateurs ont également lancé un concours du meilleur article et de la meilleure photo de presse qui seront publiés sur le festival et dont la date limite d’envoi ou de dépôt est fixé au 2 juin 2010.

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La presse s’intéresse au FNCF !


La presse nationale, dans sa totalité, s’est attardée, au cours des deux journées précédentes, sur la cérémonie d’ouverture du festival nationale de la création féminine (FNCF) qui a été inauguré, mercredi dernier, par Mme Khalida Toumi, ministre de la culture.


Le quotidien L’EXPRESSION, sous le titre  « premier festival de la création féminine
Tissage, signes et patrimoine », indique que le palais des rais abrite, depuis mercredi, une manifestation première du genre, dédiée à un art séculaire, un geste ancestral que les femmes perpétuent depuis des siècles. Il s’agit du tissage dont un festival lui est dédié désormais et ce, jusqu’au 18 mai, date de clôture du «Mois du patrimoine.» en ajoutant par ailleurs que : « ce festival n’omettra pas de faire croiser différentes générations entre de vieilles tisserandes et des artistes de la nouvelle génération qui s’inspirent de cet art pour en faire des modèles d’une rare beauté »

INFO SOIR rapporte l’ouverture du festival, sous le titre «  1er festival de la création féminine, artistes et artisanes » en décrivant les objets exposés avec enthousiasme : « la particularité de ces produits que l’on peut considérer comme des œuvres d’art, car elles sont uniques et exceptionnelles tant la qualité du travail est surprenante et leur beauté frappante »
Le journal a fait, également, un plaidoyer au profit du tissage  qui est selon l’article toujours :  « un art séculaire, voire pratiqué depuis la nuit des temps, et qui se transmet d’une génération de femmes à l’autre, selon des gestes et procédés précis et ponctués, mais cela n’empêche pas ces femmes créatrices d’innover et d’imaginer autrement l’art du tissage, tout en continuant à utiliser ces objets et matériels traditionnels servant à l’exécution de leur art et à la matérialisation de leur sensibilité »

Le quotidien LIBERTE  quant à lui, commente l’évènement par « Tissage, cet art ancestral remis au goût du jour » en considérant que c’est « un métier millénaire, très connu en Algérie. C’est un art plus qu’ancestral. Il est pratiqué et maîtrisé par les  femmes algériennes ».
En s’attardant sur les détails de la cérémonie d’ouverture du festival LIBERTE s’intéresse, par ailleurs, à l’exposition intitulée « de la Tradition à la Modernité » et estime que « le génie créateur des tisseuses a été – et l’est toujours – une source d’inspiration à la nouvelle génération, qui fait le mix entre l’ancien et le nouveau »

De son coté le journal HORIZONS revient à l’ouverture du FNCF et titre : «  le tissage, un patrimoine à sauvegarder », l’article a mis en exergue « la richesse du terroir algérien et la diversité des couleurs » à travers les objets  exposés actuellement au palais des Rais. En ajoutant que  les exposantes sont venues pour,  «  étaler leur savoir-faire et leur maîtrise des différents créneaux d’activités que compte ce secteur. Des styles et des formes affinés qui témoignent d’une expression authentique dans toute sa splendeur »
Le  journal affirme dans un autre paragraphe que « l’organisation de ce type de rencontre vise à pérenniser et à valoriser l’activité artisanale » ajoutant que « le métier de tisseur est une tâche noble, qui mérite que nos jeunes investissent dans ce créneau, pour lui donner un souffle nouveau et novateur »

On peut lire, aussi, dans le journal EL MASSA, les détails de la cérémonie d’ouverture du festival National de la création féminine. L’article indique que « la question de la création n’obéit pas au classement en terme de sexe, mais nous sommes devant une réalité qui nous oblige pour lutter pour que la femme obtienne les mêmes droits et chances dans les domaines de créations intellectuelle, artistique et culturelle »rapporte le journal  en  reprenant les mots de Mme Toumi.  Enfin, le quotidien SAWT EL AHRAR,   rapporte l’ouverture du Festival national de la création féminine sous le titre « Toumi affirme du palais des rais « l’institutionnalisation de 119 festivals culturels est un fort  indice de la santé du pays »

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La conférence vue par la presse nationale

Les journaux nationaux parus le 10 et 11 mai en cours se sont attelés sur les propos de Mme Hamida AGSOUS, commissaire du festival national de la création féminine, lors de la conférence de presse animée avant-hier, dimanche, à la salle Atlas, et ce, à la veille de l’ouverture du festival, prévu le mercredi 12 mai 2010. La majorité des articles de presse traitent de la diversité des activités culturelles et artistiques inscrites dans le cadre de ce festival qui, cette année, a pour thème « Le tissage » et son rôle dans l’éclosion de la création féminine et la nécessité de le faire connaître au grand public.

Le quotidien EL Massa, sous le titre « Le palais de raïs accueille les créations de la femme »  indique que le festival de la création féminine, qui se poursuit jusqu’au 18 du mois en cours, vient sous diverses facettes et ce à même de mettre en valeur la création féminine dans notre pays à travers les expositions, salons, conférences, concours, des ateliers d’animation de courtes durées ». Rapportant les propos de Mme Agsous, le quotidien écrit : « la création féminine dans notre pays brasse tous les domaines de l’expression artistique ; indiquant que le choix du tissage pour cette manifestation est dû au fait que cet art fait partie des anciennes techniques utilisées dans le monde. Il est également l’un des moyens d’expression chez la femme. C’est une langue qui lui permet de raconter son quotidien et sa manière de communiquer avec les autres et ce, à travers les symboles, les motifs et les couleurs ».
Le journal Liberté rapporte que le choix de la thématique du festival (tissage), c’est par rapport « à sa symbolique passée, présente et future. Avec le tissage, on tisse notre histoire. C’est une valeur patrimoniale », L’article affirme, reprenant les mots de Mme Agsous  « Le tissage est l’un des arts les plus anciens. Il est pratiqué en Algérie de manière profonde »

De son côté, le quotidien La Tribune a titré « Tissage : quand un art ancestral tisse les fils de la création moderne ». l’article rapporte les propos de Mme Agsous qui indique : «les femmes algériennes s’expriment aujourd’hui dans différents domaines artistiques considérés pendant longtemps comme des espaces de créations typiquement masculins, à l’instar de la peinture, de la céramique, de la mosaïque, de la calligraphie, de la sculpture, de la miroiterie et même de la bijouterie. Ainsi, «les femmes algériennes sont petit à petit sorties des arts traditionnels féminins tels que la broderie, la tapisserie, la poterie, le tissage et l’art culinaire et elles explorent d’autres domaines où elles excellent par leur génie créatif».
Le quotidien Sawt Al Ahrar a choisi comme titre : « la première édition du festival célèbre les artisanes du tissage ». Le journal a présenté en détail le programme du festival national de la création féminine, indiquant que le tissage est l’un des métiers les plus anciens qu’a connu l’homme en Algérie, comme il est rapporté par le journal.
Le quotidien Le Soir d’Algérie qui considère que le tissage est une manière de s’exprimer, a écrit que le palais des raïs  nous donne rendez-vous  à travers la participation de 17 exposantes, venues des différentes régions du pays. Il se veut un espace de promotion et d’encouragement des créations artistiques de la femme algérienne. Ce festival comme l’estime Mme Agsous, dont les propos sont rapportés par ce journal, «vient dans le but de rendre visible les femmes créatrices, de les valoriser et de promouvoir leur talent créatif», «Les figures et les motifs du tissage en Algérie représentent, selon les spécialistes, un langage spécifique. Ils obéissent à un code similaire à celui d’une langue», rapporte le journal.

Quand au quotidien Midi Libre, il a intitulé son article : « 1ere édition du festival national de la création féminine. Le tissage au cœur de l’événement ». Le quotidien qui a présenté le programme du festival en détail, a indiqué :« De portée nationale, ce festival a pour objectif de mettre en exergue les différentes facettes de la création artistique féminine en Algérie. Il tentera de sensibiliser le public le plus large possible à l’ensemble des créations féminines en mettant à sa disposition des espaces de promotion et d’encouragement ».

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