evenements femme algerie   evenements feminin algerie

Evènement

evenement femme feminin algerie
Zohra iheddaden, Tizi-Ouzou
Une femme aux mains soyeuses
Elle est maîtresse tisserande au niveau du Centre de formation professionnel, à Iferhounene, à Tizi-Ouzou. Spécialité : Tapis du Djurdjura. Elle travaille sur le coton et la soie. Elle, c’est Zohra Iheddaden. Une femme aux mains magiques  qui peut vous parler des heures et des heures de son métier sans se lasser. Elle manie à merveille le coton et la soie pour en faire des tapis qui captivent l’œil dès le premier regard. Cet art, Zohra l’a appris dès sa prime enfance avec ses 06 sœurs et sa maman. « Dans notre famille, tisser est plus qu’un métier : c’est un art, une tradition, une identité, une personnalité. Bref, c’est une longue histoire non seulement de famille, mais de tout un pays : l’Algérie. Plusieurs prix au compteur, cette maîtresse tisserande dit néanmoins souffrir du manque de matière première. Un casse-tête, une embûche auquel sont, en effet, confronté la majorité des artisans en Algérie. Mais cette situation ne change en rien en la résolution de cette artiste pour aller de l’avant dans la sauvegarde de ce patrimoine culturel national : le tissage.
 
Fatma Larbaoui, Touggourt.
Je tisse donc j’existe
Celui qui observe, avec minutie, les tapis tissés par Fatma Larbaoui ressentira qu’il se trouve, là, devant de véritables œuvres d’art. Cette maîtresse artisane est de Touggourt (Ouargla), dans le sud algérien. Passionnée par le tissage depuis de nombreuses années, met son savoir faire au service des jeunes filles de sa ville. Désireuses vaille que vaille sauvegarder le patrimoine national, ces jeunes filles apprennent les techniques de tissage et de broderie. Un enseignement que Fatma Larbaoui n’hésite en aucun à leur transmettre. Au contraire, elle dit trouver un énorme plaisir lorsqu’elle est entourée de cette génération de jeunes filles au talent certain. Son « école » compte aujourd’hui près de 100 élèves. Sa fierté. Les produits réalisés sont de très grande qualité. Ils  sont commercialisés à Alger par le  Relais des artisanes. Talentueuse ? Sans aucune ombre de doute et son talent est reconnu non seulement au plan national, mais sur l’échelle internationale. Cela est attesté par le 1er prix qu’elle a obtenu en 1993 à Strasbourg, en France ou les innombrables prix qu’elle a obtenus en Algérie. Une notoriété qui ne change rien en la simplicité de cette maîtresse artisane.
 
Saida Ben Ahmed, Ghardaïa
La baraka des Mzab
Said Ben Ahmed est une tisseuse de Ghardaïa. Elle s’est spécialisée dans la production de tapis et couverture de laine et de poil de chameau. Ce sont quelques éléments qui peuvent aider le lecteur à se faire une idée de cette femme dont le tissage est mêlé avec son sang. En se retrouvant en face d’elle, on ressent tout de suite cette aura venu droit du oued Mzab. En regardant de près ses tapis, on se lance à corps perdu dans un long voyage. Un voyage qui mène loin à travers les dunes du grand sud et qui ne s’arrête que devant les vastes palmeraies. C’est là en effet où se réside la source d’inspiration de Saida Ben Ahmed. Tout dans ses tapis nous laisse voyager dans l’univers ensorcelant et magique des couleurs et motifs utilisés. Et, détrompez-vous, ces couleurs et ces motifs ne sont pas le fruit d’un hasard mais c’est un art transmis de génération en génération. Un art que Saida Ben Ahmed s’échine à protéger, sauvegarder et préserver.
 
Ben Mesbah Fatima, Khenchela
Le secret du tapis
Ben Mesbah Fatima est dune tisseuse de Khenchela. En voyant cette femme, et pour la première fois, on découvre tout de suite qu’elle recèle une énergie et une dynamique incroyable. Ses déplacements ça et là lui donnent l’allure d’une abeille.  Une femme qui comprend à merveille le secret du tissage. Et comment ! Son métier, elle le fait depuis plus de vingt-cinq années. 25 ans au service du tissage. Fatima Ben Mesbah ne s’arrête pas là, mais elle initie les autres à cet art : l’art de tisser. Et l’une de ses œuvres, les plus belles et les plus majestueuses, demeure celle où sont transcrits les « beaux noms » de Dieu. C’est en effet un tapis d’une beauté extraordinaire d’où émane une lumière quasi divine. Les couleurs chatoyantes utilisés et la calligraphie attestent de l’immensité du talent dont jouit cette tisseuse. Avec son art, Fatima affirme entretenir une relation spirituelle insondable. Et c’est là tout le secret du tissage ! Et c’est là tout le secret de sa réussite !
 
Hassiba Boufedji, Alger
Le design : entre authenticité et modernité
Plus qu’un art, une vie. Voilà la relation qu’entretien Hassiba Bofedji avec le tapis. Cette  jeune Designer est issue de l’Ecole Supérieure des Beaux Arts d’Alger en 2002. Elle se consacre à l’adaptation de l’artisanat du sud de l’Algérie aux décors  et à l’aménagement intérieur moderne. Après le travail du fer, puis du cuir, elle s’associe aux tisseuses d’El Golea avec lesquelles elle crée des objets originaux  qui intègrent la laine et les motifs des tapis. De là, on comprend parfaitement que l’objectif principal, voire primordial, de cette jeune designer est de sauvegarder le patrimoine algérien. Et la méthode utilisée, à savoir la conjugaison de l’authenticité et de la modernité,  s’avère original. D’un côté elle protège le patrimoine ancestral, de l’autre, elle s’accroche à la modernité et à la manière de voir les choses à partir d’un regard contemporain. Une pierre, deux coups. C’est là tout le secret de sa réussite dans ce domaine.
Festival feminin algerie
 
   
festival algerie
Clôture du FNCF
Une manifestation à inscrire sur l’agenda !

Les participantes s’accordent à dire que le festival national de la création féminine(FNCF) est une occasion pour montrer ce que la femme algérienne sait réaliser en joignant l’art et la manière

La première édition du Festival national de la création féminine a été clôturée avant -hier, mardi 18 mai 2010, au Palais des Raïs (ex-Bastion 23), à Alger.

Organisé sous le haut patronage de M. Abdelaziz Bouteflika, Président de la République et sous l’égide du Ministère de la Culture,  du 12 au 18 mai en cours, le Festival, qui a été mis cette année sous le thème de « Tissage », a été clôturé par la remise des prix aux lauréats du concours organisé à cet effet. La lauréate de cette première édition du festival est  Nacira Harb, tisserande venue de la wilaya de Tizi-Ouzou. Elle a reçu le trophée de la meilleure création des mains de la ministre de la Culture Mme Khalida Toumi.

En quoi consiste ce trophée ? En effet, c’est un métier à tisser décoratif en bois à l’intérieur duquel se trouve un morceau en lin surmonté de plaques en verre décorés de motifs de tapis. S’agissant des critères sur lesquels le jury s’est basé pour décerner ce prix, ils sont fondés sur la base de : l’authenticité, la technique, le choix des couleurs et l’esprit créatif.  
Quant aux autres participantes, en l’occurrence Fatma Madi, artisane de Timimoun, El Akri Kermadi, de Bouira et les sœurs Kouna Fatma et Zaira d'El Menaâ, des prix d’encouragement et de reconnaissance leur ont été remis.

Aussi présente, à cette soirée de clôture, la troupe féminine  «Izelouane» de Timimoun, a interprété, par ailleurs, quelques morceaux de la musique «Ahlellil», classée patrimoine culturel immatériel mondial par l’UNESCO en annonçant le baisser du rideau de la 1ere édition du FNCF qui a été réussie  à tous les niveaux.Notons que la soirée de clôture du festival National de la création féminine  a permet  pour  la majorité des participantes de tirer un bilan très positif au vu de la dynamique crée autour du tissage, mais aussi compte tenu de l’opportunité offerte à plusieurs exposantes de sauvegarder et promouvoir ce métier ancestral.

Réactions en chaîne :
Nacéra Harb, lauréate du premier prix, ne trouve pas ses mots pour exprimer sa joie. « C’est difficile pour moi de vous dire combien je suis contente et heureuse de ce prix. Il est vrai que j’avais eu plusieurs prix, mais celui-là, il est à part. C’est tout simplement exceptionnel, d’autant que l’occasion coïncide avec la tenue du mois du patrimoine ».
     
Quant aux autres participantes, elles s’accordent à dire que le festival est une occasion pour montrer ce que la femme algérienne sait réaliser en joignant l’art et la manière.

Ainsi, pour Zahra IHEDDADEN de Tizi-Ouzou, « la première édition du festival a réussi. D’autant que le nombre de visiteurs et de touriste qui s’y sont rendus est très important. J’espère que je genre d’initiative se reproduira, parce qu’on en a vraiment besoin. C’est une occasion pour promouvoir notre patrimoine ».

Pour Hassiba BOUFEDJI, artiste désigner d’Alger : «l’initiative est louable à plus d’un titre. Elle nous permet de sauvegarder et protéger notre patrimoine millénaire et y investir avec tous les moyens ».  

Tandis que Messaouda FERTAS de Touggourt, elle se dit « très heureuse d’avoir participé à ce festival, espérant  que les problèmes et embûches rencontrés par les artisans seront considérés et pris en charge, notamment le manque de la matière première.Le festival est une occasion pour nous, en tant que corporation, de soulever tous ces problèmes et de chercher, tous ensemble et en travaillant de concert, de les résoudre ».

Ce sont en effet les réactions des participantes à cette première édition du Festival national de la création féminine. Cette manifestation a été close. Rendez-vous pris, donc pour l’année prochaine.

Festival feminin algerie


evenement femme feminin algerie
FNCF : soirée de clôture avec L’AHELLIL

Avec la participation de la troupe musicale de l’association féminine «  IZELOUANE » de Gourara, daïra de Timimoune. Ce soir à 18.00, vous avez rendez-vous avec  la soirée de clôture du premier festival national  de la création féminine (FNCF).

Hymne au patrimoine, aux traditions culturelles nationales et à la femme créative, la soirée de clôture du festival National de la création féminine, en sa 1ere édition, consacrée cette année au tissage, verra l’interprétation de la troupe musicale de l’association féminine «  IZELOUANE sous  la Kheima installée, depuis la cérémonie d’ouverture, au palais des raïs.

Sachant que L’Ahellil est un genre poétique et musical emblématique des Zénètes du Gourara, reconnu chef-d’œuvre du patrimoine immatériel de l’humanité par l’Unesco en 2005.
Il est régulièrement exécuté lors de fêtes religieuses ou de pèlerinages et symbolise la cohésion du groupe dans un environnement difficile d’autant plus qu’il véhicule les valeurs et l’histoire des Zénètes dans une langue risque de disparaitre.

Notons que le festival national  de la création féminine (FNCF) qui est placé sous le haut patronage de M. Abdelaziz Bouteflika, président de la république, comporte ; quatre expositions autour du tissage, trois concerts de musique, un atelier d’initiation consacré au métier sous la direction de trois maitresses tisseuses, deux conférences relatives à ce patrimoine et une pièce de théâtre intitulée « Ras El Kheit », le bout du fil.

Nous arrivons donc, après 6 jours d’activités et de rencontres, à la clôture du festival national de la création féminine qui promet, dès sa première édition, de promouvoir et d’impulser la création féminine en Algérie.





Le tissage au Palais des Raïs :

Entre la spiritualité du métier et la magnificence du style

Une virée dans ce site, dont l’architecture confère une beauté exceptionnelle, permet au visiteur de prendre connaissance de véritables œuvres d’art concoctées par les doigts magiques et magnifiques de la femme algérienne


Le Palais des Raïs, ex Bastion 23, brille, ces jours-ci, de mille feux. Et pour cause : ce site, d’une valeur hautement historique, accueille la première édition du Festival national de la création féminine, qui se tient  du 12 au 18 du mois en cours, sous le thème du « Tissage ».

Une virée dans ce site, dont l’architecture confère une beauté exceptionnelle, permet au visiteur de prendre connaissance de véritables œuvres d’art concoctées par les doigts magiques et magnifiques de la femme algérienne. Que ce soit au niveau du palais 18, où sont exposés des livres, d’objets tissés, les outils de tissage ; le palais 23 qui contient des œuvres artistiques de tissage, dont les motifs sont tirés du riche patrimoine national, et autre.

Il faut, dans ce contexte, admettre une vérité : nul ne peut parler du tissage dans notre patrimoine sans parler de la femme. Les deux éléments sont étroitement liés. Ce sont les deux facettes de la même pièce. Il faut également reconnaître que c’est bel et bien la femme qui a su sauvegarder et protéger cet héritage millénaire. Chez elle, l’acte de tisser n’est pas une simple opération au but pécuniaire ou économique, mais ça le dépasse de loin, voire de très loin, pour devenir un rituel. C’est une spiritualité insondable qui se cache derrière le fait de tisser un burnous ou un tapis. Et rares sont les gens qui ont  atteint ce niveau. Au risque d’exagérer, on pourrait, à juste-titre d’ailleurs, le comparer à la Nirvana dans la spiritualité hindoue. C’est pour dire le lien existant entre la femme et le métier à tisser.

Et quelle sera grande, pour le visiteur, la surprise lorsqu’il rentre au palais 18 ! Là, en effet, sont exposés les outils traditionnels du tissage. On retrouve la laine. A ce niveau, on apprend les différentes techniques utilisées dans la coloration de ce matériau, comme l’écorce de grenade, la cannelle et la daphnie. On y retrouve aussi des matériaux utilisés dans la préparation de la laine et sa transformation en fils comme la quenouille, la carde et la peigne à tisser. Tous ces matériaux et d’autres encore, sont utilisés dans la fabrication des tapis.

D’autre part, on retrouve des livres traitant de l’histoire du tissage. Ils sont écrits notamment par des Français, à l’ère de la colonisation. On cite, dans ce sens, le livre « Les arts populaires en Algérie » de Lucien Galvin, « Le tapis de tissage de Djebel Amour » de R.P Giacobtti, « La production des textiles et végétaux en Algérie » de Pierre Vimorin et d’autres livres qui présentent avec force détail l’exercice du métier du tissage en Algérie et les méthodes utilisées à cet effet.         
Notons qu’une grande évolution a marqué l’utilisation des matériaux de tissage. « Au passé, la femme qui voulait monter un métier à tisser se faisait aidée par sa voisine pour soulever les deux madriers appelés « Afeggag », étant donné que l’opération est d’autant compliquée que difficile ; tandis qu’aujourd’hui, les choses ont évolué et on utilise des métiers à tisser modernes facile à monter et à déplacer » indique une maîtresse artisane, néanmoins, ajoute-t-elle, « ce nouveau métier est coûteux et il faut se déplacer jusqu’à Ghardaïa pour l’acquérir ».

Pour savoir de la dernière étape du tissage, il faut entrer au palais 23 où on retrouve de véritables œuvres d’art faite à base de laine et de l’alfa. Ce sont des œuvres confectionnées et réalisées par des maîtresses artisanes, qui exposent à ce niveau, à l’instar de Fatima Larbaoui. Maitresse artisane de Touggourt (Ouargla), passionnée par le tissage depuis de nombreuses années. Elle met son savoir faire au service des jeunes filles de la ville à qui elle enseigne les techniques du tissage et de la broderie. Son « école » compte près de 100 élèves dont les produits de très grande qualité sont commercialisés à Alger par le " Relais des artisanes". Le visiteur sera surpris et attiré par la beauté de ses œuvres qui concilient tradition et modernité.

De la même wilaya est venue Messaouda Fertas. Elle travaille la matière tissée (laine, poil de chameau)  qu’elle transforme en vêtements décorés de motifs brodés aux symboles du sud du pays. De Ghardaïa, on retrouve Saida Benahmed, spécialisée dans la production de tapis et couvertures de laine et de poil de chameau, qu’elle a décidé de commercialiser elle-même.

Dans la même salle, le visiteur remarquera les œuvres réalisées par Fatiha Tine, tisserande de  la petite ville de Fouka (Tipasa) qui reproduit des  tapis de grandes dimensions inspirés de l’ensemble du patrimoine algérien. Elle crée aussi ses propres produits en innovant dans les couleurs et les motifs décoratifs.

De Tizi-Ouzou, on retrouve la jeune styliste Ouerdia Sokri, dont la particularité réside dans l’utilisation des produits naturels de la région (par exemple les noyaux d’olives) pour les intégrer comme élément décoratif dans des vêtements tissés. D’autres œuvres encore sont signées Fatma Zohra Rouighi de Ménéa, Fatiha Kadri de Timimoun, Fatma Kaâbache de Laghouat, Zohra Iheddaden de Tizi-Ouzou. Elles ont toutes réalisé des œuvres d’une beauté exceptionnelle.

Au niveau du palais 17, on retrouve des œuvres aux touches modernes, comme celles réalisées par Hassiba Boufedji, jeune Designer, issue de l’Ecole Supérieure des Beaux Arts d’Alger. Elle se consacre à l’adaptation de l’artisanat du sud de l’Algérie aux décors et à l’aménagement intérieur moderne. On retrouve également Mounia Ferrad qui récupère des objets anciens et les détourne de leur usage initial en leur intégrant  laine et toile tissée. En sommes, elles ont toutes, chacune à sa manière, réalisé des œuvres magnifiques. Le Palais des Raïs est transformé, à cette occasion, en un véritable site touristique. Ce qui mène Pierre Gaulier, un touriste français, rencontré dans la khéïma hissée au hall extérieur du palais, à nous déclarer tout de go : «je ne savais pas que les doigts des femmes algériennes peuvent réaliser toutes ces œuvres formidables et  extraordinaires. Le mariage entre les styles traditionnels et modernes s’est fait merveilleusement. Personnellement, j’aime bien ce style authentique » et d’ajouter en plaisantant : « il ne manque qu’une théière ». Ce qui manquait en effet puisque la khéima est dédié au tapis du sud algérien.

Festival feminin algerie





Un grand hommage aux femmes créatives


Au milieu d’un décor traditionnel et ambiance festive, la ministre de la culture Mme Khalida Toumi a procédé mercredi dernier, à l’inauguration du premier festival national de la création féminine qui se tient au Palais des Rais du 12 au 18 mai en cours.

Dédiée au tissage, la première édition de cette manifestation qui s’inscrit dans le cadre des festivités du mois du patrimoine, a été inaugurée sous une grande kheima traditionnelle, en présence d’une pléiade de personnalités, devancé par Mme AGSOUS Hamida, commissaire du festival ainsi  que  des artisanes, gens d’art et de culture et bien sûr le monde de la presse.  Mme la Ministre de la culture, a, à cette occasion, exprimé sa gratitude au Président de la République M. Abdelaziz Bouteflika, d'avoir accepté que ce festival  se tienne sous son Haut patronage, mettant en exergue la place de choix occupée par la création féminine dans sa diversité, notamment le tissage, dans le cadre de la politique de sauvegarde du patrimoine culturel national menée par le ministère.

En effet, trois palais ont été réquisitionnés, pour les expositions du festival il s’agit ; du palais 18 qui abrite une exposition des matériaux et des techniques utilisés traditionnellement dans le tissage en Algérie complétée  par une exposition d’ouvrages et de travaux de recherche sur le tissage. Une autre exposition a été inauguré au palais 23 contenant des objets tissés (tapis, vêtements) réalisés par des artisanes venues de différentes régions du pays, comme Tizi Ouzou , Tlemcen , Touggourt, Laghouat , M’sila ,Ghardaïa ainsi que d’autres régions. Tandis que le 3eme palais comprend  une exposition intitulée « de la tradition à la modernité » où des designers et des artistes mettent en valeur des créations modernes qui intègrent le tissage.
Pas loin du palais des rais et plus précisément à l’espace de Fadila Dziria à l’INSM, les invités du festival de la création féminine ont eu, à cette occasion, la chance d’assister, à un concert qui a été animé par la chanteuse Beihdja Rahal, l’une des plus fameuses voix féminines de la musique andalouse en Algérie.

Ainsi, le festival de la création féminine qui vient d’être institutionnalisé, récemment,  se poursuit jusqu’au 18 mai en cours, permettant à un lieu de rencontre de débat et d’échange afin de rendre un grand hommage aux femmes créatives .Dans le même contexte , le festival  comprend, également ,d’autres activités tels que deux conférences sur le tissage, une pièce théâtrale ainsi que deux autres concerts de musique.    Il convient de rappeler, enfin, que toutes les expositions installées au palais des raïs sont ouvertes au public de 10h00 à 12h30 et de 14h00 à 18h30 durant les jours de cette manifestation.

Festival feminin algerie





Représentation de la pièce « Ras el kheit » à la salle El MOUGGAR
Hymne à la femme algérienne

La salle EL MOUGGAR, à Alger, a abrité, hier après midi (Le 15 Mai 2010), la représentation de la pièce théâtrale Ras el khit (le bout du fil). Cette œuvre, qui est une production du théâtre régional de Skikda, s’inscrit dans le cadre de la première édition du Festival national de la création féminine qui prend cette année le thème du tissage.

Elle est écrite par Nadjet Taïbouni et mise en scène par Sonia. Le rideau se lève pour laisser voir un décor fait de laine et au milieu duquel se dresse un métier à tisser. Aouicha (Aida Guechoud) caresse le métier avec, comme fond musical, des extraits de chansons traditionnelles (joués par Salah Samaï), tout en évoquant des proverbes et chansons populaires transmise oralement de génération en génération.

Ce sont aussi des histoires  que   Aouicha  raconte à sa fille (Lidia  Larimi). Cette dernière passe son temps à rêver de l’homme de ses rêves (Saber Amir) qui s’absente à chaque fois qu’une guerre ou une quelconque crise s’éclate. Il est comme un espoir qui ne part que pour revenir de nouveau et avec force. La pièce se veut un témoignage on ne peut plus efficace qui atteste de la rigueur, du courage, mais aussi de la patience et de la fidélité de la femme algérienne.

Elle qui se tient débout en dépit de toutes les vicissitudes du temps qui passe. Cette algérienne même qui est conçue comme la garante de la société et la gardienne de ses traditions, ses coutumes et ses us. Cette femme qui se montre, à chaque fois, comme symbole de la résistance, d’espoir et de bravoure. La pièce (ra) conte tout simplement la femme algérienne.

Festival feminin algerie





Conférence autour des « Rituels du tissage entre mythe et réalité »

L’Histoire racontée par un fil de laine

Contrairement à l’idée que peuvent avoir certains, le tissage n’est pas un simple métier dans lequel excellent les femmes, mais plutôt un art à part entière qui atteste de l’Histoire de tout un peuple.

 Il l’est d’autant plus qu’il dispose de rituels propres à lui. C’est, en somme, l’idée développée, jeudi dernier, lors de la conférence qui s’est tenu au Centre des Arts du Palais des Raïs, autour  des « Rituels du tissage entre mythe et réalité », qui a été organisé dans le cadre de la première édition du Festival national de la création féminine.

 Dans son intervention, Malika Malek Azzoug, Conservatrice au musée national des arts populaires et traditionnels et populaire, responsable du service tissage, a indiqué que « la pièce tissée n’est pas un simple outil qu’on utilise dans la vie quotidienne mais ça le dépasse pour devenir un moyen à travers lequel se transmet et se conserve la mémoire collective ». Elle a souligné, de même, que cet art est transmis « de génération en génération à travers le territoire national, d’autant que la jeune fille qui aura à l’apprendre devra également maîtriser les rituels qui accompagnent le tissage, au même titre que les motifs et les symboles ». 

Aussi, la conférencière a mis l’accent sur un point d’une importance indéniable, il s’agit du fait que le tissage devient une source d’inspiration intarissable, contribuant ainsi à la consolidation du patrimoine national immatériel. C’est ainsi, estime-t-elle, qu’on retrouve des chansons dans lesquelles on décrit l’opération du tissage et qui ressemble de près à la naissance d’un enfant. Pour la conférencière, la question transcende de loin l’approche économique : c’est une spiritualité


  Festival feminin algerie



Revue de presse >
Femme algerie
Le tissage à l’honneur !
festival feminin creation feminine
Conférence de presse >
Concours >
le tissage en algerie
Evènement >
le tissage en algerie
Retour à l'Accueil >
 
presse femme algerie
الموقع باللغة العربية Accueil | Contact | Plan du Site | Mentions Légales  
Copyright © 2010 Festival National de la création Féminine - Tous droits Réservés
Développé par bsa Développement
 
 
 
festival algerie feminin festival feminin